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Tim’s proven to be an unexpected asset. Defining him as a creative Director or even as a cultural entrepreneur force would be profanity!
Tim is much more than just a guy who could content himself to fit in a box!

An inner visionary whose heart beats at the rhythm of intuitive and feel good relationships, coupled with a delightful personality nurtured by a « I have less to prove, more to enjoy life » way of conduct, makes a perfect match.

Founding partner of the Verrechia & Partners successful consulting firm with his brother Vassili, exhibitions curator, Co-Editor of the prestigious French fashion quarterly L’ Officiel Hommes,  founding partner of Cafe Gitane at the Jane Hotel , partners in Le Baron New York and Mas Malo in Los Angeles, Tim is all that at once.

Tim is an open doorway opening to the perception of music, poetry, life philosophy and leisure, in a tormented world where hope yet continues to shine because of people like him. People who hold their dreams very tight and never give up!

Challenging himself to see if he can really get away with doing what he really loves and wants to do have made him a no procrastinating kind of guy.

Tim’s business empire could very well dethrone the Donald’s trump big shot big money profile types…But that would be ignoring the essence of his entrepreneurial process which consists in enjoying  all sensual aspects of life , and meeting and interacting with extraordinarily gifted and talented people on a daily basis.

If Tim were to be a jargon, it would be « harder, better, stronger » with a docile and very-well mannered touch thrown in it.

If Tim were to be a rhetoric, it would be  » live your life to its fullest, never compromise yourself, don’t take no for an answer » with a friendly and caring piece of advising thrown in it.

If Tim were to be the love child, he would be of Martin Sheen and Sam Shepard, with Serge Gainsbourg thrown in there for good measure.

Tim could very well gratify himself with the fact that he made it in America. He did in fact! With brother Vassilli based in Paris, the Verrecchia’s family path to being both a very influential and highly respected business is undeniable.

Family’s legacy belongs to the Kennedy’s in America. French people can henceforth identify to the Verrecchia’s brothers as the new face of « the true success story Made in France »!

Interview [V.F]

A.S- Timothée, peux-tu te présenter sous la forme d’un pitch ?

T.V- Je suis un amoureux de la culture sous toutes ses formes, je n’ai jamais voulu faire un choix entre la musique, la mode, le cinéma, l’Art contemporain. Je suis un enfant de tout cela. A l’école des Inrockuptibles ce que j’ai appris c’est que tu peux aimer Pasolini & Wes Anderson, David Bowie et Metronomy, Proust et Brett Easton Ellis.

Je fais partie de cette génération qui a fait le grand saut entre la culture patrimoniale et la culture des nouvelles technologies. J’ai grandi entre la France et les Etats-Unis, toute mon identité et mon mode de fonctionnement est à cheval entre l’ancien et le vieux continent.
Je suis un électron libre, ce qui m’intéresse c’est d’apprendre, de rencontrer des gens hors du commun et de conquérir de nouveaux territoires. Ma vie est dédiée à cela, quel qu’en soit le prix. C’est à la fois mon luxe et ma malédiction.

Ma carrière a été dictée par des rencontres qui m’ont permis de comprendre qu’il est possible de questionner les modèles établis, je suis allé taper au culot à la porte des gens qui m’inspiraient et que je respectais pour leur manière de faire toujours différente et pour leur volonté de faire bouger les lignes, ce qui n’est pas évident en France.

Ma première rencontre a été celle avec Christian Fevret qui a monté Les Inrocks qui m’a pris sous son aile à l’age de 15 ans. Ma grande chance a été que mes parents aient pris l’engagement de me laisser m’épanouir à ma façon et d’explorer ce qui m’excitait, à condition que je remplisse l’engagement tacite de faire de bonnes études. J’ai découvert le monde de la musique, puis de la presse, de la mode et de l’art contemporain.

J’ai aussi la chance extraordinaire d’appartenir à une génération qui a vu tous les modèles voler en éclat, l’industrie du disque, le modèle de la pub, de la télévision et émerger une révolution industrielle technologique.
Tous les métiers dans lesquels nous sommes présents avec mon frère sont basés sur cet ADN et la remise en question des modèles établis. Ce que j’ai appris chez Apple, et qui manque à la culture française, c’est cette capacité à se dire qu’il faut recommencer de zéro. Tu prends une page blanche et tu réinventes. Alors forcément je détonne un peu en France vis à vis de toutes ces méthodes protocolaires. C’est l’idée du « trial by error », tu te prends dix échecs jusqu’à ce que tu y arrives.

J’ai crée Verrecchia & Partners avec mon frère Vassili et nous avons 3 modes opératoires : nous faisons de la Direction de Création & Artistique et du branding (Apple, Sony Pictures, Estée Lauder, etc. . . ). Nous racontons des histoires pour nos clients, celle leur marque et de leur ADN à travers du contenu et avec des artistes: l’Officiel Hommes dont je suis Rédacteur-en-chef, Garance Doré dont je co-produits la websérie etc.

Notre seconde activité est définie par nos projets personnels, nos envies. La production du disque en hommage à Gainsbourg, les investissements dans le Café Gitane ou le Baron à New York… Nous réinvestissons ce que nous gagnons de notre pôle client pour soutenir des artistes et des projets, ou des marques et des histoires en tant que producteurs et partenaires.

Le troisième volet est un « think tank » qui regroupe tous les créatifs qui nous entourent que nous réunissons autour de table ronde, l’objectif business étant absent de l’équation, ceci dans le but d’aider des associations caritatives.
Je fais partie du « board » de Peace First, une organisation qui a crée un cursus pour apprendre aux élèves dans les écoles publiques américaines à résoudre des conflits. Il crée actuellement un prix Nobel de la paix pour les jeunes, une façon de créer des faiseurs de paix. L’ensemble des 3 pôles nous fournit notre équilibre.

La France d’aujourd’hui tu la trouves comment ? Elle t’inspire quoi ?

Je fais partie d’une génération qui est partie de France parce qu’elle avait l’impression d’étouffer, d’être contraint à faire 2h de politique pour 1h de business, et j’aimerais bien que ces gens là reviennent. Finalement j’ai investis plus en France dans les 6 derniers mois via notre bureau à Paris que ces dix dernières années, mais dans l’ensemble je trouve le corporatisme éprouvant et décourageant.

Tu es considéré comme un influenceur. Comment penses-tu influer sur le Made in France ?

Je suis un vrai « nerd » dans ma manière de travailler que je dois à mon éducation académique française. Mon rapport à l’argent est différent, je suis retourné à New York il y a seulement 3 ans parce que ça avait du sens pour moi, pas pour l’argent ce qui aurait pu travestir mes valeurs ou ma qualité de vie. Mon modèle de business reste petit et flexible, je ne suis pas esclave de mon mode de vie : c’est aussi ça la touche française. C’est une liberté totale que je ne veux pas compromettre. Le Made in France, c’est un bagage éthique.

Que représente le Made in France pour toi ? La touche française, c’est…

Un sens du détail un rapport au temps, à la beauté, à l’humain, une qualité de vie dictée par ma culture même à New York, c’est une culture exportable.

Ton empreinte entrepreneuriale elle correspond à une volonté de…
Poursuivre ton rêve français à l’étranger…Ou vivre ton American Dream

Ni l’un ni l’autre. Je suis un indépendant viscéral. Mon plus grand luxe est ma  liberté, c’est aussi mon plus gros boulet. Choisir mes clients, travailler avec mon frère et ma sœur, être entouré de créatifs,  New York sied à cet esprit là aujourd’hui, mais je ne cours pas après l’American Dream, j’ai juste configuré ma vie en fonction de ce qui est important pour moi : non pas l’appât du gain mais le fait d’être entouré de gens qui « think out of the box ».

Comment expliques-tu ton parcours exceptionnel ?

Mon éducation et mes parents qui m’ont toujours soutenu dans mon épanouissement, le fait qu’ils n’aient pas ressenti le besoin de me faire rentrer dans une case et les expériences que je suis parfois aller cherché par les dents, et le sentiment, même si le coût est parfois énorme, que j’ai une chance extraordinaire. De part ma volonté de ne pas accepter qu’on te dise non sans raison. Mon parcours est aussi marqué par beaucoup d’échecs et beaucoup de travail.

Le prochain français(e) « bankable » ? Tu paries sur qui ?

Un jeune artiste comme Kim Chapiron est « bankable » parce que sa culture est pluri-disciplinaire : le cinéma, la musique, la France et les USA font ce bon mix qui reflète un état générationnel.

La Success Story à la française par excellence pour toi ?

Hedi Slimane! Un artiste aussi a l’aise dans la photo que dans la mode, totalement maitre de son destin . Il reprend aujourd’hui une marque patrimoniale pour redonner a la mode masculine une dimension aspirationnelle.

Text in English & French by Aurelie Siou

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