Ines-Olympe

Elle est l’incarnation même de la féminité sensuelle et très parisienne, de la grande séductrice classieuse mais divinement excentrique. Sa vie haute en couleur est marquée par sa fibre créatrice hyperactive à l’inspiration déchainée et guidée par son esprit libre.

Avec un escarpin emblématique, accessoire ultime d’un look maitrisé, fruit de ses créations irrévérencieuses qui évoquent  sa générosité, son énergie, son charme, sa fierté de latine, elle invente l’identité de la femme contemporaine.

Le talent en héritage, ce je ne sais quoi d’une Coco Chanel, le grain d’ingéniosité et de folie à la Sex and the City, Inès c’est un mélange subtil et savamment orchestré.

Ses audaces de style

Mixer le kitch et le chic, le cachemire flashy avec un jean stricte, une veste en fourrure vintage avec des bottes colorées très racées.

La famille MERCADAL: the story

En 1950, son grand-père quitte l’Espagne de Franco pour faire fortune en France. Il importe de son île, Minorque, son savoir-faire de bottier et lance au début des années 80 sa marque baptisée du nom de son fils unique, LAURENT MERCADAL. Elle connaîtra un succès fulgurant grâce à la beauté des peausseries et la richesse des couleurs.

En  1995,  c’est au tour de la mère d’Inès-Olympe, Marie-Laure Mercadal, de mettre la Maison MERCADAL sur un piédestal, en fondant ATELIER MERCADAL, et de dessiner des collections élégantes et raffinées dans lesquelles nombre de parisiennes se reconnaissent. Le style et le choix des matières premières utilisées est un gage absolu de qualité.

Aujourd’hui, à 23 ans, Inès-Olympe met un pied dans le temple familial  et aux côtés de sa mère, crée sa ligne ATELIER MERCADAL VINTAGE. Elle sent vibrer en elle l’héritage de cinq générations de chausseurs. Sa Collection ATELIER MERCADAL VINTAGE est une déclinaison du modèle « Elena », créée en 1980 dans les usines familiales. Un escarpin au talon conique de 7 cm où la couleur et les matières jouent un rôle majeur. Des escarpins qui lui ressemblent, classiques avec une pointe décalée et rock.

« J’ai eu envie de rendre hommage à mon grand père, fondateur de la Maison Mercadal  et donc de rééditer le modèle  Elena  qui est notre modèle emblématique, de jouer avec les empiècements et l’asymétrie ».

Inès peux-tu te présenter sous la forme d’un pitch ?

Inès Olympe Mercadal, j’ai 24 ans, je suis créatrice de chaussures,  je suis une fille à mi-chemin entre un personnage de Tacones Lejanos d’Almodovar et de Retour vers le Futur avec une coiffure assez exubérante, le chignon. C’est l’histoire d’une nana qui est un peu nostalgique d’une époque qu’elle n’a pas connu. Je suis née dans les années 80 et quand j’étais petite je me fantasmais en femme de ces années là.

Tous les jours sur Internet ou quand je vais aux puces, j’achète des vieux magazines, des revues des années 80 et c’est là que je prends toute mon inspiration. Les vestes très épaulées et cintrées, les petits talons coniques, les longueurs de jupe…

Parle-moi de tes icônes de mode…

Mon seul modèle, la seule personne sur laquelle je me suis calquée, mon image, mon esthétique c’est vraiment ma mère. Avec les cheveux gonflés, les yeux maquillés.

Cite moi…
La tendance qui a le plus de sens à tes yeux

Je ne suis pas vraiment une nana qui suit les tendances, je n’achète que des choses qui me plaisent, j’aime bien jouer entre le coté masculin-féminin, les chemises à bouton de manchettes, les petits jeans. La journée je suis très sportswear avec des petits pulls en cachemire. Je vais m’habiller très classique mais toujours y ajouter des couleurs.

La tendance je pense que c’est ce qui nous va. Hormis, mes influences qui prennent leur racines  dans le modèle de l’exécutive woman des années 80, avec les épaulettes, le coté trash un peu plus new-wave et plus déjanté. En fait ma tendance c’est un mélange entre l’esthétique et la musique que j’aime.

Le créateur le plus talentueux de sa génération

En ce moment je suis à fond sur Alexandre Vautier qui a un style très identifiable à Mugler. Il a souvent des mannequins noirs à la Grace Jones. Mon rêve se serait de travailler avec lui et de lui faire des escarpins dorés et métallisés. J’adore ses tenues très structurées et très cintrées. C’est mon must.

Ta muse emblématique

Toutes les actrices des années 70, il y a une sophistication qu’il n’y a pas chez les actrices et les mannequins aujourd’hui. On est plutôt sur une mode à la Vogue, converse, tee-shirt, jean ultra slim, cheveux qui sortent de la douche. Ce qui n’a aucune résonance chez moi. J’aime les femmes maquillées, qui portent des talons.

Dans mon métier j’ai pris le parti de faire des belles choses, esthétiquement élégantes, mais adaptées à la ville, au bitume ; parce que la chaussure c’est quand même l’accessoire le plus urbain. Une fille qui marche sur les pavés dans Paris toute la journée doit être élégante mais il est évident qu’elle ne peut pas être sur un talon de 12cm toute la journée !

Atelier Mercadal Vintage
http://www.atelier-mercadal.fr/accueil.php

Texte & Propos recueillis par Aurélie Siou
Photo & Direction Artistique: Julien Toty

Comments are closed.